208 SFE Poitiers 2017 / Annales d’Endocrinologie 78 (2017) 207–210 CO-003 Élastographie par ondes de cisaillement et nodules thyroïdiens à cytologie indéterminée : résultats d’une étude prospective bicentrique Dr S. Bardet a , Dr R. Ciappuccini a , C. Pellot-Barakat b , Dr H. Monpeyssen c,∗ , Dr J.J. Michels d , Dr F. Tissier e , Dr D. Blanchard f , Pr F. Menegaux g , Dr D. De Raucourt f , M. Lefort h , Pr Y. Reznik i , Dr A. Rouxel j , Pr N. Heutte k , Dr F. Brenac l , A. Leconte k , Dr C. Buffet j , B. Clarisse k , Pr L. Leenhardt j a Médecine nucléaire, centre Fran¸ cois-Baclesse, Caen, France b Imagerie moléculaire in vivo, Inserm, CEA, CNRS, université Paris-Sud, université Paris-Saclay, Orsay, France c Hôpital américain, Neuilly-sur-Seine, France d Anatomopathologie, centre Fran¸ cois-Baclesse, Caen, France e Anatomopathologie, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France f ORL, centre Fran¸ cois-Baclesse, Caen, France g Chirurgie, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France h Laboratoire d’imagerie biomédicale LIB, UPMC université Paris 06, Inserm, CNRS, Sorbonne universités, Paris, France i Endocrinologie, CHU, Caen, France j Endocrinologie, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France k Recherche clinique, centre Fran¸ cois-Baclesse, Caen, France l Radiologie, centre Fran¸ cois-Baclesse, Caen, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : hm-thyroide@wanadoo.fr (H. Monpeyssen) Objectif Le rôle de l’élastographie par ondes de cisaillement (EOC) dans le bilan des nodules thyroïdiens à cytologie indéterminée (CI) reste controversé. L’objectif de cette étude prospective bicentrique était d’évaluer les performances de l’EOC dans des nodules à CI en termes de prédiction de malignité, reproduc- tibilité, et analyse combinée avec l’échographie standard. Patients et méthodes Les patients éligibles présentaient un nodule thyroï- dien ≥ 15 mm avec CI (Bethesda III à V) pour lequel la chirurgie était conseillée. Une échographie et une EOC standardisée ont été réalisées avant chirurgie (< 4 mois). Les paramètres EOC comprenaient les valeurs d’élasticité moyenne (EImoy) et maximale (EImax) et le ratio (EImoy nodule/parenchyme). Résultats Sur 131 nodules à CI, 21 (16 %) étaient malins dont 9 cancers papillaires (CPT), 6 vésiculaires, 5 peu différenciés et 1 lymphome. Les paramètres EOC étaient similaires dans les nodules bénins et malins, notam- ment EImoy (20,2 contre 19,6 kPa), EImax (34,3 contre 32,5 kPa) ou ratio (1,57 contre 1,38). Dans les cancers, les EImoy, EImax et ratio étaient plus élevés dans le variant classique (n = 4) que dans les autres variants CPT (n = 5) (p < 0,02) ou que dans les cancers non CPT (n = 12) (p < 0,005). Pour le EImoy des nodules, les coefficients de variation intra- et interobservateur étaient de 23 % et 26 %. Ni le score TI-RADs ni la classification échographique de l’ATA2015 n’était associé à la malignité. Discussion Malgré des valeurs d’élasticité élevées dans le variant classique du CPT, les paramètres conventionnels EOC ne permettent pas de prédire la malignité dans les nodules thyroïdiens à CI. Déclaration de liens d’intérêts Hervé Monpeyssen : expert pour Supersonic Imaging. Les auteurs S. Bardeta, R. Ciappuccinia, C. Pellot-Barakatb, J.J. Michelsd, F. Tissiere, D. Blanchardf, F. Menegauxg, D. De Raucourtf, M. Leforth, Y. Rez- niki, A. Rouxelj, N. Heuttek, F. Brenacl, A. Lecontek, C. Buffetj, B. Clarissek, L. Leenhardtj n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2017.07.004 CO-004 Innovation en chirurgie thyroïdienne : impact de l’identification parathyroïdienne par autofluorescence lors de la thyroïdectomie totale sur l’hypocalcémie postopératoire Dr F. Benmiloud a,∗ , Dr S. Rebaudet a , Dr A. Varoquaux b , Dr G. Penaranda c , Dr M. Bannier d , Dr A. Denizot a a Hôpital européen, Marseille, France b Hôpital de la Timone, Marseille, France c Laboratoire Alphabio, Marseille, France d Institut Paoli-Calmettes, Marseille, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : faresbenmiloud@hotmail.com (F. Benmiloud) Introduction L’impact de l’identification des parathyroïdes par autofluores- cence pendant la thyroïdectomie, technique innovante, sur les performances du chirurgien et sur l’hypocalcémie postopératoire est encore inconnu. Matériel et méthode Dans cette étude avant–après, nous avons comparé tous les patients consécutifs opérés d’une thyroïdectomie totale (TT), entre janvier 2015 et janvier 2016 (groupe préFluo) à ceux opérés, pendant la période 2 (février 2016–septembre 2016), d’une TT avec identification peropératoire des parathyroïdes par autofluorescence (groupe Fluo). Les critères d’étude prin- cipaux étaient le taux d’hypocalcémie postopératoire (< 2 mmol/L) transitoire (< 6 mois) et définitif (> 6 mois) ainsi que les nombres de parathyroïdes identi- fiées, autotransplantées et réséquées par inadvertance. Résultats Dans le groupe Fluo (n = 93), 68 % des parathyroïdes identifiées par autofluorescence l’ont été avant l’œil nu. Le taux d’hypocalcémie postopé- ratoire transitoire était inférieur (5,2 vs. 20,9 %, p < 0,001), le nombre moyen de parathyroïdes identifiées était supérieur (3,1 ± 0,9 vs. 2,6 ± 1,0, p < 0,05) et le taux d’autotransplantation parathyroïdienne était inférieur (chez 2,1 vs. 15 % des patients, p < 0,05) à ceux du groupe préFluo (n = 154). Aucune différence ne fut observée sur le taux de résection par inadvertance (7 vs. 1,1 % des patients, p = NS) ni pour le taux d’hypocalcémie définitive (0 vs. 1,3 %, p = NS). Conclusion L’identification parathyroïdienne par autofluorescence pendant la thyroïdectomie totale semble aider à améliorer l’identification, la préservation et la fonction postopératoire des parathyroïdes. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2017.07.005 CO-005 Impact du neuromonitoring des nerfs récurrents sur la fréquence des paralysies récurrentielles après thyroïdectomie totale. Résultats d’une étude prospective multicentrique Dr C. Blanchard a,∗ , Dr C. Caillard a , Pr F. Pattou b , Pr L. Brunaud c , Pr A. Hamy d , Dr M. Dahan e , M. Prades f , Pr M. Mathonnet g , Dr G. Landecy h , Dr H.P. Dernis i , Pr J.C. Lifante j , Pr F. Sebag k , Pr F. Jegoux l , Dr E. Babin m , Dr A. Bizon n , Dr L. Espitalier o , Pr I. Durand-Zaleski p , C. Volteau q , Pr E. Mirallié a a Clinique de chirurgie digestive et endocrinienne, CHU de Nantes, Nantes, France b CHU de Lille, université de Lille, chirurgie générale et endocrinienne, Lille, France c CHU de Nancy, hôpital de Brabois, service de chirurgie digestive, hépato-biliaire et endocrinienne, Nancy, France d CHU d’Angers, chirurgie digestive et endocrinienne, Angers, France e CHU de Toulouse, hôpital Larrey, chirurgie thoracique, pôle voies respiratoires, Toulouse, France f CHU Saint-Étienne, hôpital Nord, ORL et chirurgie cervico-faciale et plastique, Saint-Étienne, France g CHU de Limoges, hôpital Dupuytren, chirurgie digestive, générale et endocrinienne, Limoges, France h CHU de Besan¸ con, hôpital Jean-Minjoz, chirurgie digestive, Besan¸ con, France i Centre hospitalier du Mans, service ORL et chirurgie cervico-faciale, Le Mans, France j Centre hospitalier Lyon-Sud, chirurgie générale, endocrinienne, digestive et thoracique, Lyon, France k AP–HM, hôpital de La Conception, chirurgie générale, Marseille, France l CHU de Rennes, hôpital Pontchaillou, service ORL et chirurgie maxillo-faciale, Rennes, France m CHU de Caen, ORL et chirurgie cervico-faciale, Caen, France