I20 zyxwvutsrqponmlkj ET QUI PLUS EST zyxw ... zyxw Les musées zyx UBX Pays-Bus : (< Abondunce de biens nuit z >>I zy Peter van Mensch en 1947 à Gouda, aux Pays-Bas. Diplômé en zoologie et archéologie à l'université d'Amster- dam. A travaillé depuis 1967 dans divers musées, dont le Musée national d'histoire naturelle, à Le Conseil international des musées (ICOM) tiendra sa quinzième conférence générale à La Haye, en aotit- septembre 1989. Le moment est donc tout àfait choisi pourproposer aux lecteurs de Museum u n Danorama des Leyde, en tant que directeur du Département de I'éducation et des expositions. Actuellement maître tendances ,-écentes et a&relles du monde des musées néerlandais. Tous ceux que les musées intéressent trouveront dans de conférences en muséologie théorique à zyxwvutsrqpo la Rein- wardt Academie, à Leyde, et à l'université de Leyde. Est édement vice-président du Comité - international de I'ICOM pour la muséologie. cet article d ' m e grande franchise des raisons de se réjouir, mais aussi de s'inquiéter. Avec tous leurs musées, il semble que les Pays-Bas soient la scène d'un véritable ((festin >) muséal qui, comme tout festin, est certes source de grandes jouissances, mais provoque aussi des symptômes qui donnent àpenser que l'indignation n'est pas loin. I1 est difficile de dire avec précision quel pays a la densité de musées la plus élevée dans la mesure l'on aboutit à des résultats différents selon les critères que l'on applique. Toutefois, les Pays-Bas se situent certainement parmi les dix pre- miers du monde. Comme dans nombre d'autres pays, la croissance du nombre des musées y est explosive. Ce dévelop- pement soudain et incontrôlé préoccupe considérablement les musées établis et l'association des musées néerlandais, que n'inquiètent pas seulement cet accroissement, mais aussi celui des col- lections et, enfin et surtout, l'augmenta- tion excessive du nombre des visiteurs. Récemment encore, la croissance était considérée comme une preuve de succès. Toutefois, au cours des années 1980, le monde de la muséologie néerlandais a découvert l'envers de la médaille : la rose a des épines. Nous examinons ici les conséquences paradoxales du succès dans trois domaines : augmentation du nom- bre des musées, développement des col- lections muséologiques et boom des visi- teurs. Trop de convives (développement des mttsées) Personne ne sait combien il y a de musées aux Pays-Bas. Les estimations s'échelon- nent entre cinq cent cinquante et plus de huit cent cinquante, la différence tenant aux définitions utilisées. Les chiffres cités dans cet article sont fondés sur les études annuelles du Central Bureau voor de Sta- tistiek, l'office gouvernementaldes statis- tiques, qui, sur la base d'une définition des musées assez restrictive (elle exclut, par exemple, les centres de visiteurs, les jardins botaniques et les zoos) a recensé cinq cent soixante-douze musées en 1986. Curieusement, aucune analyse muséométrique véritable des chiffres de croissance n'a encore été faite. D'où le caractère provisoire de l'esquisse quelque peu impressionniste qui est faite ci-après de ce phénomène de croissance. Les chif- fres sont fondés sur les dates d'ouverture des musées actuels. Les musées qui ont fermé leurs portes n'ont pas été pris en considération. Le groupe le plus important des musées spécialisés à thème unique est constitué par les musées historiques (cul- turels), qui représentent aujourd'hui jj % du total. En deuxième position viennent les musées des sciences et de l'industrie (20 %). Ce sont ces deux caté- gories qui ont connu la croissance la plus forte (fig. I), laquelle reflète le phéno- mène décrit, entre autres, par Cossons2 et Lewis3. Ce qui a déjà été observé au Royaume-Uni est vrai également des Pays-Bas. << Des changements rapides dans le paysage, àla suite de la rénovation urbaine et industrielle ainsi que d'une nouvelle technologie agricole, plus de richesses, de loisirs et de mobilité, l'effet de documentaires télévisés de bonne qua- lité qui présentent l'archéologie et l'his- toire naturelle de faqon remarquable sont z z 4 z N E