I SYNTHÈSE mecne/scencs 1995 ; 1 1 : 82936 Jean-Pol Tassin François Trovero Paul Vezina Gérard Blanc Jacques Glowinski Denis Hervé ADRESSE -- ] .P. Tassin : directeur de recheche à l1ne. 'F. Trovero : docteur è sciences, université Pars V[. P. Vezina : profes seur, université de Chica g o (Etats-Unis). G. glan : ingénieur au CNH. ] ¼ Glowinski : pro f esseur au Collè g e d France. ". Hervé : char de recherche à l 'Ine. Chai re de neuro p harmacologie , Inserm . 1 14, Collège de France, 11, place Marcelin-Ber thelot, 75231 Paris Cedex 05, France. m/s n ° 6, vol. I l, juin 95 L'hétéro-régulation des récepteurs ou la présence d'une relation foncti onnelle entre deux ensembles neuronaux Les neurones du système nerveux cental portent plusieurs types de récepteurs, chacun de ces récepteurs étant sen sible à l'un des nombreux transmetteurs libérés par les dif férentes fibres afférentes. La liaison d'un neuromédiateur à son récepteur homologue peut donc modifer, par l'inter médiaire de mécanismes intracellulaires, la sensibilité ou la densité des autes récepteurs, hétérologues, portés par la même cellule. C'est ainsi, par exemple, que la tansmission et la sensibilité des récepteurs dopaminergiques corticaux et sous-corticaux de type D 1 est modulée par des affé rences libérant d'autres neurotransmetteurs, tels que l'acide glutamique ou la noradrénaline. Nous proposons que la mise en évidence in vivo de ces interactions hétérologues implique l'existence d'une relation fonctionnelle privilégiée entre les ensembles neuronaux mis en jeu. L a complexité anatomique du système nerveux central est telle qu'il paraît peu pro bable qu'une analyse même très élaborée de tous les contacts synaptiques sufise à éluci der les relations fonctionnelles entre les différents ensembles neuronaux. Il semble, en revanche, que l'analyse des facteurs intervenant in vivo dans la régulation des récepteurs centraux puisse apporter des informations sur ces interactions. récepteurs post-synaptiques de l'acé tylcholine. Dans le système nereux central, le développement d'une hypersensibilité de récepteurs après déneration répond à des règles plus complexes. En effet, la destruction d'un groupe d'afférences, et de façon plus générale l'interruption de la transmiss ion d'un neuromédia- teur, n'entraîne pas nécessairement l'apparition d'une hypersensibilité des récepteurs correspondants. De fait, chaque cellule reçoit un grand nombre de fbres nereuses et pré- sente sur sa membrane plusieurs A la périphérie, il est bien connu que la dégénérescence des fibres affé rentes cholinergiques de la jonction neuro-musculaire entraîne une hypersensibilité de dénervation des types de récepteurs. La liaison d'un neuromédiateur à son récepteur (homologue) peut alors modifier la -- 829